AMBIANCE SÉGA ET EXPO F/128  À SAINT -LEU

A l’initiative du pôle régional des musiques actuelles, l’exposition « portraits de musiciens » qui  s’est tenue du 28 octobre au 26 novembre à la villa de la Région. à travers l’objectif du photographe Romain Philipon, l’exposition revient sur près d’un siècle de Séga à la Réunion, en immortalisant le portrait de celles et ceux qui ont contribué à écrire un chapitre de cette musique.

Aux côtés des portraits de grands musiciens aujourd’hui disparus – Luc Donat, Georges Fourcade ou encore Jules Joron – Romain Philipon, photographe de l’exposition, a immortalisé plus d’une vingtaine d’artistes : Fred Espel, Ousanousava, Michou, Dominique Barret ou encore Pat’Jaune et Meddy Gerville… autant de portraits qui font le lien entre passé, présent et avenir. L’exposition nous plonge dans toute la diversité et la richesse du séga : ses évolutions, sonenracinement dans la tradition, sa place centrale dans la culture réunionnaise et dans son rayonnement.

« En les photographiant, j’ai voulu qu’on puisse se souvenir de la personne et non de l’image fabriquée de l’artiste, souvent instinctivement, parfois maladroitement.
« C’est la première fois qu’on me prend en photo ainsi » est une phrase qui est revenue très souvent pendant les séances. Moi qui pensais être un énième photographe ennuyant, dans la carrière remplie d’une célébrité locale »
, explique Romain Philippon.

Parrain de l’exposition, René Lacaille, qui s’apprête d’ailleurs à fêter ses 60 ans de carrière, a clôturé la soirée tout en musique aux côtés de ses compagnons d’un soir, David Louisin, Henry-Claude et Marie- Armande Moutou, Max Lauret ou encore René Paul Elleliara.

Une exposition tout en musique qui préfigure bien la grande exposition interactive consacrée au séga qui sera présentée au public dès ce lundi 17 décembre  2018 au musée Stella Matutina.

F/128 D’ANTONIO PRIANON

PHOTO THIERRY VILLENDEUIL
Le Musée Stella Matutina ouvre les portes de la Doorgah (salle d’exposition temporaire) au jeune et talentueux artiste, Antonio Prianon, un des auteurs de la revue Fragments.
Photographe passionné de sténopé, il n’a pas hésité à reprendre la technique de la caméra obscura du maître d’Art Léonard de Vinci, pour créer une forme de photographie argentique.
Ses images, mélange d’impressions douces et témoignages rugueux, illustrent le dynamisme de la société réunionnaise en perpétuelle mouvance, figée sur la pellicule.
D’octobre à décembre, à travers une quarantaine de photos, Antonio Prianon met à l’honneur la nature, la culture et le patrimoine de l’île de La Réunion.

Cette exposition illustrée d’une quarantaine de photographies sur le thème de la nature, la culture et le patrimoine de l’île de la Réunion ont tous un point commun, elles ont été prise avec un appareil photo rudimentaire de la chambre noire au cours de ces dix dernières années.

Qu’est-ce que le sténopé : il s’agit est un dispositif optique très simple permettant d’obtenir un appareil photographique dérivé de la camera obscura. Il s’agit d’un trou de très faible diamètre.

La construction d’un sténopé est extrêmement simple. Il suffit d’une boîte étanche à la lumière. Son intérieur doit être recouvert d’une substance noire et mate pour éviter la réflexion des rayons lumineux. L’une des faces est percée d’un petit trou, à l’aide d’une aiguille à coudre par exemple. Ce petit trou, qui est le sténopé à proprement parler, peut être percé dans un matériau différent de la chambre noire et être monté sur celle-ci comme un objectif photographique classique.

PHOTO THIERRY VILLENDEUIL
Accès gratuit à la salle la Doorgah. De 09h30 à 17h30.
TOUS INFOS SUR : http://museesreunion.re/evenement/f128