La Mission Patrimoine 2020 de la Française des jeux lance un « Loto du Patrimoine » mis en vente à partir du 31 août sous la forme d’un ticket de jeu à gratter intitulé « Illiko Mission patrimoine » vendu au prix de 15 € .En parallèle, cinq tirages du Loto dédiés au patrimoine seront organisés les 9, 12, 14, 16 et 19 septembre 2020 soit, avant et après les 37e Journées européennes du patrimoine, au prix de 2,20€ le ticket avec une cagnotte de 2 millions d’euros. Il est également possible de participer financièrement et de contribuer aux projets de rénovation sans jouer, mais en faisant directement un don auprès de la Fondation du Patrimoine ou de la Mission Stéphane Bern. Ces dons ouvrent droit à une réduction d’impôts de 66% pour les particuliers. Le dispositif est également ouvert aux entreprises qui peuvent déduire 60% du montant du don de leur impôt sur les sociétés. Les fonds collectés serviront à la restauration des 18 sites emblématiques sélectionnés par la mission pour la sauvegarde du patrimoine en péril 2020, dont le Pont de La Rivière de l’Est à Sainte-Rose.

HISTOIRE

Le pont suspendu de la Rivière de l’Est est un pont suspendu qui permet le franchissement de la Rivière de l’Est, fleuve de l’île de La Réunion faisant office de frontière communale entre Saint-Benoîtet Sainte-Rose. D’une portée maximale de 152 mètres, il était le pont le plus long du monde lors de sa livraison en 1894. Il est aujourd’hui fermé. Les rivières qui strient la commune de Saint-Benoît dans le sens de la pente représentaient autrefois de véritables obstacles à l’essor économique de l’île de La Réunion. Jusqu’en 1894, date de la livraison du pont, on enjambait la Rivière de l’Est au moyen de passerelles réservées aux piétons et on traversait son lit grâce à des radiersqu’empruntaient les charrettes et les voitures particulières. Le fleuve submergeait ces gués de temps à autre, au gré de son débit changeant1. En 1862, l’ingénieur Pierre-Joseph Bonnin est chargé du pontage des rives de la Rivière de l’Est. La structure doit remplacer un précédent ouvrage d’art situé plus en aval, balayé au bout de seulement trois ans après son inauguration. Il choisit de bâtir un pont suspendu à l’endroit où le lit est le plus étroit puis commence d’ambitieux travaux1. Le chantier est interrompu en 1867 du fait de la persistance de la crise économique dans la colonie et n’est relancé qu’en 1888 après qu’une délégation du conseil général a manqué la noyade en tentant de franchir un radier en crue. Deux projets sont alors déposés : Gustave Eiffel propose un pont en arcd’acier et tablier de bois pour 435 000 francs ou en tôle et chaussée empierrée pour 485 000 francs, et l’ingénieur Ferdinand Arnodin propose la construction d’un pont métallique, suspendu et à haubansutilisant les deux piles de maçonnerie construites selon les plans de Pierre-Joseph Bonnin. Le projet de ce dernier, moins coûteux, est finalement retenu2. Le pont est fabriqué en France métropolitaine à compter de 1892 et livré à la circulation deux ans plus tard1 Le pont a résisté à tous les cyclones tropicaux qui ont frappé l’île et au glissement de terrain qui en 1927 provoqua une crue considérable3.Il est inscrit aux monuments historiques par arrêté du

Depuis le , en raison de sa vétusté, le pont n’est plus accessible aux piétons9.