Et de deux !

 

Quelle surexcitation de pouvoir installer annuellement, durablement ce rendez-vous avec le cinéma africain. Certains nous ont dit que nous avons fait naitre ce festival pour pouvoir regarder le cinéma que nous aimons. En tranche papaye et sans masque, nous affichons alors un sourire. Du 7 au 14 octobre 2020, nous partagerons donc avec vous les cinémas d’Afrique. Sur le grand continent comme partout ailleurs, le cinéma est pluriel et nous cette année nous le conjuguerons aussi et surtout avec un E.

Le départ de la doyenne du cinéma Panafricain nous somme de mettre en lumière les réalisatrices.

Tout le monde connait les œuvres de Ousmane Sembène et de Gaston Kaboré mais qui connait réellement ceux de la grande Sarah Maldoror ? Un festival qui nous a fait grandir, le Festival du Film d’Afrique et des Iles pour ne pas le citer, avait eu l’intelligence de l’inviter à La Réunion et de nous faire découvrir ses œuvres. Avec modestie, nous essaierons à notre manière de continuer à insuffler la pensée Maldoror ; une pensée de femme libre et engagée. Aimé Césaire lui avait écrit ces quelques mots qui donne la tonalité  de son engagement : « À Sarah Maldoror… qui, caméra au poing, combat l’oppression, l’aliénation et défie la connerie humaine ». La connerie humaine qui parfois tente de gommer l’histoire pour la réécrire. Comme nous dévoile le dernier film de Pamela B. Green qui nous documente sur la vie de la première réalisatrice de l’histoire du cinéma, Alice Guy. Cette dernière au même titre que Méliès était présente aux premières projections des frères Lumière. Tout le monde peut aujourd’hui citer “Le voyage dans la lune” mais peu peuvent parler de “La fée aux choux” de “Madame a ses envies” ou de “A Fools and His Money” ; peut-être parce que ces œuvres sont celles d’une réalisatrice ?

Tous les infos sur http://www.courtderriere.re