97 ANCIENS DE LA REUNION À L’HONNEUR 

Photos Thierry Villendeuil

La 3ème cérémonie de remise des ZARLORS a eu lieu ce matin au gymnase de Bel-Air  afin de remettre à 97 personnes de Sainte Suzanne et de la Réunion la récompense de ZARLOR, au titre de leur riche passé de « Gardien de la mémoire du Maloya ». Institué depuis 2017 par la Commune de Sainte Suzanne et l’association KAIASSE, le ZARLOR honore les femmes et les hommes qui ont œuvré pour la préservation, la transmission et la création du patrimoine culturel réunionnais vivant. Sans eux, la culture réunionnaise ne serait pas aussi riche et originale, préservée pour les générations futures.

Certains des ZARLOR sont illustres, d’autres beaucoup moins, voire pas du tout. Mais tous ont le même immense Talent, celui de toucher et faire vibrer les Cœurs des Réunionnais.  Les 97 ZARLOR viennent de 16 communes de la Réunion : Sainte Suzanne (18), Saint André (4), Saint Benoît (8), Bras Panon (1), Petite Ile (3), Saint Leu (4), Saint Louis (10), Saint Paul (4), Sainte Anne (3), Sainte Clotilde (1), Saint Pierre (28), Sainte Marie (2), Sainte Rose (4), Le Tampon (4), Saline les Hauts (1), Trois Bassins (1) et Etang-Salé (1).

LE MOT DU PRESIDENT DE KAIASSE, JEAN CLAUDE CALIMOUTOU :


Les ZARLOR 2021 seront décernés aux CHANTEURS ET DEFENSEURS DU MALOYA DE LA REUNION, ceux que je considère les GARDIENS DE NOTRE MEMOIRE. Nous souhaitons ainsi rendre Hommage à nos anciens, âgés de 62 ans et +, qui ont permis à cet Art vernaculaire de notre Histoire, de notre Patrimoine de traverser les générations, malgré la colonisation et les tourments de la Modernité.Pour nous tous, le Maloya est Une culture populaire dont les acteurs méritent le Firmament. Le plus ancien d’entre eux a 104 ans (malheureusement dcd en mai 2021), le plus jeune 62. Certains sont illustres, d’autres beaucoup moins, voire
pas du tout. Mais tous ont le même immense Talent, celui de toucher et faire vibrer nos Cœurs d’Homme Réunionnais.

 

ASSOCIATION KISSA I LÉ ? :

En parallèle, KAIASSE continua de mener des activités autant culturelles que sportives et initia le public scolaire dans le cadre d’un projet « moringue dans les écoles». De 1998 à 2003, nous avons permis à plus de 6000 personnes de la Sainte Suzanne et de la Réunion d’être initiées à la pratique du Moringue. Nous comptons ainsi, une école de moringue depuis 1998 animée par 10 entraîneurs formés par la Fédération Française de Moringue. . Régulièrement, nous mettons en œuvre des sorties pédagogiques en vélo ou pédestres avec nos adhérents et nos nombreux sympathisants qui ont vocation de les sortir de leur cadre de vie habituel. Depuis 2003, nous avons mis en œuvre une école d’apprentissage des arts martiaux et notamment philippins, prenant comme point de départ l’art du combat Réunionnais qu’est le Moringue. Notre Culture est ainsi notre rampe de lancement et notre « phare » de fierté, un étendard que nous déployons sous tous les cieux. C’est aussi cela « l’esprit KAIASSE », mélange subtil et détonnant d’immersion dans notre propre histoire et d’expansion vers tous les horizons. En étant nous-mêmes, nous sommes mieux à même de rencontrer les autres et d’échanger avec eux. »
2) Un travail de fond qui porte ses fruits et qui est source commune de fierté Au sein de l’association, nous n’avons eu de cesse de mener un travail de conscientisation auprès de tous les publics. Notre club de moringue, depuis 2006 institué en école, accueille chaque année, plus de 100 licenciés allant de 4 à 60 ans et issus de tous les milieux sociaux. Au gymnase du lycée qui nous sert de lieu d’entrainement, se côtoient les fils et filles de cadres et d’allocataires de minima sociaux sous la même
bannière culturelle. Dès leur plus jeune âge, nous leur inculquons, certes, un art guerrier hérité des rites afro malgaches pratiqués par les esclaves, mais aussi et surtout, l’esprit qui préside à cette activité culturelle et sportive : la connaissance de sa propre histoire pour mieux se situer dans son présent et se projeter dans un avenir dégagé. Auprès du public porteur de handicap autant qu’avec les enfants en rupture scolaire, nous avons ainsi développé des modes d’apprentissage différents et leurs éducateurs sont ébahis des progrès que chacune de ces personnes peut faire dans son processus cognitif et surtout de leur capacité retrouvée à se fondre dans un collectif.