Tout projet artistique et culturel qui participe à l’insertion sociale, professionnelle, à la revalorisation personnelle et qui peut contribuer à la prévention de la récidive.

Considérant le partenariat signé entre le Ministère de la culture et le Ministère de la justice depuis plus de vingt ans  ;

Considérant la convention pluriannuelle signée le 05 mai 2021 par la direction des affaires culturelles de La Réunion, la mission des services pénitentiaires de l’Outre mer et la direction interrégionale de la protection judiciaire d’Ile de France – Outre mer.

Considérant que l’accès à la culture pour les personnes placées sous main de justice est un droit, au même titre que l’éducation ou la santé (code de procédure pénale / article D 440).

La direction des affaires culturelles de La Réunion (Dac) et le service pénitentiaire d’insertion et de probation de La Réunion (SPIP) réaffirment leur ambition de soutenir et d’encourager tout projet artistique et culturel qui participe à l’insertion sociale, professionnelle, à la revalorisation personnelle et qui peut contribuer à la prévention de la récidive.

Ce partenariat vise à privilégier :

  1. le développement d’activités culturelles spécifiques dans les établissements pénitentiaires co-construit avec les acteurs de la justice et en faveur du plus grand nombre de détenus (résidence, programme thématique…)
  2. le développement de la lecture et la maîtrise de la langue au sein d’actions valorisant les bibliothèques/médiathèques des trois établissements pénitentiaires concernés  ;
  3. le renforcement des liens avec les réseaux artistiques  et culturels;
  4. l’inscription des établissements pénitentiaires dans les manifestations culturelles nationales et locales  ;
  5. la valorisation à l’extérieur des activités menées en milieu pénitentiaire.

Les domaines suivants sont éligibles au présent appel à projets :

  • Illettrisme, développement de la lecture et de l’écriture
  • Patrimoine
  • Champs de la création artistique et culturelle

Nature des projets :

Seront pris en compte les projets relatifs aux actions suivantes  :

  • ateliers d’écriture, des arts visuels, des arts vivants, multimédia , audiovisuel,
  • actions de sensibilisation à la création contemporaine,
  • création, diffusion dans le domaine des arts visuels, du spectacle vivant, de l’audiovisuel,
  • actions qui s’inscrivent dans le cadre des manifestations culturelles locales et nationales,
  • toute action mise en œuvre en partenariat avec un établissement culturel.

Spécificité des actions culturelles en détention :

  • En tant qu’intervenant missionné par l’Etat au sein d’un établissement pénitentiaire, l’artiste se doit d’avoir une moralité et un discours en adéquation avec les directives institutionnelles (la copie d’une pièce d’identité est demandée à toute personne souhaitant accéder à un établissement pénitentiaire afin, entre autres, de vérifier qu’il n’y a pas d’inscription au casier judiciaire de l’intervenant).
  • En tant qu’intervenant missionné par l’Etat au sein d’un établissement pénitentiaire, l’artiste se doit d’avoir un comportement et une tenue respectueux des personnes détenues tout en gardant une distance professionnelle (pas d’échange d’informations dedans-dehors notamment).
  • Pour des raisons de sécurité, le matériel pédagogique à introduire au sein de l’établissement sera soumis à l’accord de l’administration pénitentiaire au moins un mois avant l’intervention. L’intervenant devra être en capacité d’anticiper en ôtant au maximum les objets dangereux ou les systèmes de stockage d’information (PC, clé USB…). A l’heure actuelle, l’administration pénitentiaire interdit l’introduction de matériels informatiques de type Mac dans les établissements pénitentiaires.
  • Pour des raisons de sécurité également, les ateliers de pratiques ne dépassent pas 8 stagiaires et les représentations 40 spectateurs en moyenne.*
  • L’intégralité du matériel nécessaire à l’activité doit être fournie par le prestataire. L’administration ne fournira aucun matériel (sons et images, tapis de sol,…). Le prix d’une éventuelle location doit être intégré dans le coût global du projet.

Spécificité des actions culturelles en détention lors de la crise sanitaire :

Actuellement, les groupes en détention doivent être composés de 5 à 10 personnes. Il est fortement recommandé aux porteurs de projets de prendre contact avec les coordonnateurs culturels du ministère de la justice (jonathan.adam@justice.fr, 06 92 72 36 19 et/ ou valentin.caro@justice.fr, 06 92 91 20 78) lors de l’élaboration de leurs projets.

Financement

Le porteur de projet est encouragé à diversifier ses partenariats tant financiers que logistiques.

Pour des raisons de simplification administrative, les financements pourront être attribués par la DAC de La Réunion ou le SPIP au titre du partenariat culture-justice

Si le montant alloué est inférieur à celui demandé, il appartiendra à l’opérateur de redimensionner son projet en étroite concertation avec les partenaires.

Calendrier :

Les demandes doivent être transmises à la Dac de La Réunion et au SPIP au plus tard le 12 février 2022.

guilene.tacoun@culture.gouv.fr  – Tél. : 02 62 21 91 47
martine.nativel@culture.gouv.fr  – Tél. : 02 62 21 95 48
jonathan.adam@justice.fr  – Tél. : 06 92 72 36 19
valentin.caro@justice.fr   – Tél. : 06 92 91 20 78

A télécharger

Appel à projets Culture – Justice 2022 – Dossier de candidature

DOC – 84 KO
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Le comité de pilotage, composé des représentants de la DAC et du SPIP, se réunira dans les semaines suivant la clôture de l’appel à projets.
Les réponses seront communiquées aux porteurs de projet au plus tard  le 22 avril 2022.