Le cinéma peut permettre à l’Afrique de raconter l’Histoire de sa civilisation.

Pionnier du cinéma bissao-guinéen, Flora Gomes est l’un des premiers réalisateurs à avoir tourné dans son pays après sa déclaration d’indépendance. Son oeuvre, entre documentaires et films fictionnels, l’a hissé au rang des cinéastes incontournables de l’Afrique lusophone.

Flora Gomes est né en 1949 au sein d’une famille pauvre et illettrée, dans la Guinée-Bissau d’alors, dirigée sous la férule autoritaire du dictateur portugais Salazar. Après s’être politiquement engagé auprès du mouvement de libération national mené par le révolutionnaire Amilcar Cabral, il quitte son pays d’origine pour apprendre le cinéma à l’Institut cubain des arts et de l’industrie cinématographiques.

Revenu en Guinée-Bissau, peu après d’indépendance du pays déclarée en 1973, il devient photographe et vidéaste du ministère de l’Information. Il réalise trois reportages documentaires, puis assiste Chris Marker lors du tournage de Sans Soleil (1983) avant de réaliser en 1988 son premier long-métrage, Mortu Nega, second long-métrage de l’Histoire de la Guinée-Bissau. Malgré l’instabilité du pays, les difficultés de financement et l’absence quasi totale de salles de projection, Flora Gomes a continué à vivre sur place. Il y a tourné deux autres longs-métrages, Udju Azul di Yonta (1992) ainsi que le célèbre Nha Fala (2002), participant ainsi à la révélation d’un cinéma national.

Plusieurs films de Flora Gomes, comme Mortu nega, Nha fala et La république des enfants, sont diffusés à l’international par l’Institut français. L’Institut français propose, avec la Cinémathèque Afrique, un catalogue de plus de 1 600 films africains de 1960 à nos jours.

1988 :Sortie du film très remarqué Mortu Nega.

1996: Présentation de Po Di Sangui à la sélection officielle du Festival de Cannes.

2000 : Flora Gomes est fait chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en France.

2012 : Diffusion du film fiction La République des Enfants.