LANCEMENT DES RENCONTRES DES ETATS GENERAUX DE LA CULTURE 2018

 

    QUEL ENJEUX , QUEL PLACE  POUR LA CULTURE DE LA RÉUNION ?

 

VIENS DÉTAK LA LANG

 

Ça  y est , le top départ du lancement de la campagne des rencontres des états généraux de culture 2018 à été lancé hier par le président de région  à l'espace Cimendef  de saint Paul.

Pour sa première conférence de presse dans ce lieu de culture de référence , Didier Robert a voulu faire part des objectifs de la collectivité en faisant de cette espace un lieu culturel de premier plan sur la richesse du fond littéraire de la Réunion et rassembler l'ensemble du monde littéraire sur ce site.

2018 seras l'année d'une impulsion particulière que la région veut donner à la culture réunionnaise en général avec son identité forte et plurielle dans toute sa splendeur  à travers ses rencontres . 

On pense que fin 2018 l'occupation du CRR se feras à la hauteur de 80% précise le président de Région et  en ce qui concerne les états généraux l'objectif serait d'aller à la rencontre des réunionnais dans les différents quartiers de l'ile afin de détak la Lang dixit Didier Robert.

Une campagne d'enquête à été déjà  réalisé sur les pratiques culturelles et perceptions , leurs modes de consommation de produits culturels et les pratiques artistiques .

Quatre grands débats  sont prévus à travers l'ile  sur 4 communes ( Saint Denis, Saint Pierre , Saint Benoit , Saint Paul ) qui seront ouverts tant au public qu'aux professionnels et acteurs culturels .

Plus de 20 rencontres seront programmées dans les villes afin d interroger , écouter ,échanger avec le plus grand nombre possible de réunionnais , des rendez-vous chaque semaine dans des espaces public accessibles et gratuits.Avec des échanges animés par des acteurs culturels .

Des échanges et débats seront  organisés autour de spectacles d'ateliers artistiques, privilégiant les rencontres avec les artistes , des groupes de citoyens pourront aussi s'exprimer sur leurs visions sur  la culture réunionnaise .

L'art, le métissage, l'histoire ,la gastronomie,la culture, le patrimoine, l'identité et la danse seront au programme des discussions et échanges lors de ces débats .

 

Le constat à travers ce programme mis en oeuvre par la région afin de valoriser et encourager le développement de la culture et de la société en respectant et en préservant les valeurs et traditions de l'ile .

Les états généraux doivent aller surtout dans les quartiers et l'usine de vue belle reste l'âme culturel de la saline précise Joseph Sinimalé le Maire de saint Paul .

Pour les artistes présents et par la voix de Willy Philéas ,  ce projet reste un devoir de mémoire à travers leur rituel servis kabaré et un lieu de visite pour la Réunion et les touristes afin de voir et d'échanger sur cette facette de la culture réunionnaise.

Pour David Saman , c'est une concrétisation qui s'effectue pour ses rencontres et pourquoi pas une proposition d' une  journée consacrer au séga précise Jean Max Cazanove....le débat était déjà lancer.....

Culturanoo lancer par la région dont l'objectif est d'approfondir la gouvernance démocratique et en élargissant à la population .

La conception est de chacun puisse s'emparer da la question culturelle dans son ensemble et le dernier temps fort pour une restitution finale prévue en octobre suites aux résultats et analyses de l'enquête menées par les différents actions de la région.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JOHNNY BOYER LEADER DE DIATSIKA 

 

« Je préfère le ravaz au cari »

Johny Boyer fait partie de ces marmailles lakour qui habitaient le quartier de Bras-Fusil à Saint-Benoît, bercés depuis leur plus tendre enfance, par le maloya qui s’échappait de la case de Gramoun Lélé. Fortement imprégné par cette musique, il crée le groupe DIATSIKA en 2015 et tisse sa toile ti lamp ti lamp, avec sa fougue de jeunesse, son énergie et son talent. Sans oublier son kabôsy(*) en bandoulière. Interview décalée.

Johnny, c’est quoi ton cari préféré ?

Le Romazava préparé par Maman ! Mais en dehors du repas habituel, j’aime le ravaz… J’apprécie non seulement le goût des patates et du manioc mais aussi le fait que ça véhicule tout un pan de notre tradition et l’histoire de la Réunion. 

Ce soir, c’est 130 millions d’euros de jackpot, pour un célèbre jeu de hasard … Vas-tu jouer ? Si tu gagnes cette somme tu feras quoi avec ?

Oui. Je vais jouer comme tout le monde. On ne sait jamais. Je vais aider des gens à sortir de la pauvreté. Même les recettes des méga concerts inédits que je vais organiser (rires), seront aussi versées pour aider les malheureux.

Tu rêves de jouer dans quel pays du monde ?

Je rêve d’emmener le maloya partout. En Afrique, en  Amérique… A Cuba, ça m’intéresserait. Et au Brésil, le pays de la capoeira dont l’histoire et les racines communes avec le moring me fascineront toujours.

Un mot sur les actualités de Diatsika. 

Nous sortirons en juin prochain, un album de 16 titres intitulé Bénédiction. Comme son nom l’indique, l’aspect spirituel et culturel du maloya est très présent dans ce disque. Sans oublier les sujets inspirés de la vie de tous les jours.

Ça signifie quoi « Zayy » qu’on entend à la fin de toutes vos chansons et dans vos publications sur les réseaux sociaux ?

Il y a plusieurs sens. Dans la langue malagasy, le mot « izahay » qui signifie « c’est nous ! » se lit Zayy. Idem pour « Izay » qui veut dire : «C’est fini » ou « C’est tout ce qu’on avait à dire, à l’assistance de réagir comme elle l’entend ». Nous en avons fait notre cri de guerre, notre signature !

(*) Kabôsy = instrument traditionnel malagasy, comme une petite guitare dont les cordes métalliques proviennent généralement des câbles de frein de vélo.

 

EKO LSA : l’artiste caméléon…

 

Ses fresques, ses dessins, sa voix… vous connaissez certainement un angle du prisme de cet artiste aux talents multiples. Originaire du quartier de Bouvet à Saint-Denis, Eko-Lsa est « un gars la kour’ » et même la quarantaine passée, il demeure ce qu’il a toujours été : un pur produit de l’influence hip hop. Son personnage, son blaze, il l’a construit au fil des années depuis son adolescence… premières bombes de peinture à 13 ans, premiers sons à 14 et malgré la pression sociétale, il y croira dur comme fer en son art « si toi-même, tu ne crois pas en toi, personne ne le fera à ta place ! » confirme t-il. A force de se chercher, il aura bien fini par trouver la voie qui est la sienne : ne pas choisir entre le graf et la musique. Evoluer dans l’Art n’est pas chose aisée puisqu’être artiste n’a jamais vraiment été considéré comme un métier à part entière. Non, le choix d’Eko n’est peut-être pas celui de la raison économique ou sociale mais il n’est certainement pas un « plan B ». A maintes reprises, Eko sera en proie à des doutes existentiels mais chassez le naturel… impossible de lutter contre cette envie irrépressible de s’exprimer par ses mains lorsqu’il dessine ou par le son de sa voix lorsqu’il chante les textes qu’il a lui-même composés. Si la culture hip hop fait partie de lui, ses sources d’inspiration sont tout autour de lui : la rue, les amis, l’expérience de la vie… 

 

Eko, le grafeur, a un style très graphique dans le design de la formation de ses lettres lorsqu’il peint un mur à la bombe. Bien entendu, il a connu tous les courants de styles en la matière : le graf bicolore, aux lettres arrondies ou renforcées, en 3D... Vous avez sûrement dû en croiser quelques-uns en sillonnant les rues du chef-lieu et voilà plus de 25 ans que l’artiste sévit ! 

 

Eko, le rappeur hip hop, est un véritable nostalgique des années 90 et à l’entendre débiter ses textes, les plus de 35 ans s’y reconnaissent aussitôt. Sans surprise et dans un souci de cohérence, son dernier opus s’intitule… « Graff » : la boucle est bouclée !

 

site internet : http://ekolsa.com/
 
Eko Lsa
5 · Artiste
 
 
 
Eko Lsa: Graff - Music Streaming - Listen on Deezer
Graff by Eko Lsa - Year of production 2017
www.deezer.com
 
 

 

 

Texte : Stéphanie vls