L'EXPOSITION KRÉOLIE  D' EMMANUELLE PETERS À PARIS 

 

En effet ,  l' exposition de peinture seras sur Paris du 14 Juin au 13 Juillet, vernissage le 14 Juin
à la Galerie  de La Réunion  , 21 rue du Renard – 75004 PARIS
Antenne de Paris ( Département de la Réunion)
 
 
 

 

 

Emmanuelle Peters se décrit en quelques lignes :

Réunionnaise, autodidacte, ma plus vieille histoire d'amour est ma rencontre avec la Peinture.
Dans les années 80, à peine sortie de l'adolescence , je pose mes valises sur le sol sud-africain et tente
d'apprivoiser pinceaux et couleurs pour « fixer » ma vision naissante du monde.
Au fil du temps et de retour sur ma terre natale, je découvre bouleversée, la véritable histoire de mon « ti
péï » : celle de nos ancêtres marqués par l'inhumanité de l'esclavage puis des décennies de colonialisme .
Cette histoire là n'est pas celle racontée sur les bancs de l'école , à peine dans les familles.Tabou.
Sur ce silence et ces failles, ma démarche artistique , intuitive , cherche à garder la mémoire de cette Terre
mais aussi sa richesse humaine qui est plurielle, à l'image de la palette que j'utilise ou de la musique que j'ai
composée . Et lorsque je suis devant ma toile , une phrase est toujours inscrite à l'encre invisible :
La recherche de l'émotion partagée est un langage du cœur .
Exposée dans plusieurs endroits de l' île ( Galeries, villa de la Région, Cité de Arts ) je serai également
présente en Mai et Juin 2018 à Paris ( Mairie du 20èm et à la Maison de la Réunion).

 

 
 
 
COLONISATION COLONIALE, DÉCOLONISATION 
 
N'ayons pas peur des mots. Dans l'esprit « libération de la parole », sachons aborder franchement, mais sereinement les sujets délicats. Évitons de stigmatiser, de condamner, de fermer la porte au dialogue. L'Histoire et le présent sont ce qu'ils sont. Dans quel camp, dans le passé, aurions-nous été ? Qui peut le dire. Et, aujourd'hui, dans quel camp sommes-nous ? Faut-il nous enfermer dans notre camp ou avons-nous intérêt à ouvrir nos portes et nos fenêtres pour voir et entendre l'autre ? Traitons des faits et des hommes sans les qualifier pour rester dans le sujet.
Pour les uns, la colonisation est le péché capital de la France. Il faut la punir, il faut qu'elle paye. Pour d'autres, la colonisation ne nous concerne pas : La Réunion n'a jamais été une colonie. Pour d'autres, enfin, la question est sans importance.
Pour certains, la décolonisation est une affaire de statut. La Réunion, département français, n'est plus une colonie. Pour d'autres, l'indépendance est une autre forme de décolonisation. Entre les deux, l'autonomie, la décentralisation, etc., sont autant de formes de décolonisation.
La colonisation, en effet, revêt une multitude de formes. Celle qui concerne cet article peut se définir ainsi : « la prédation d'un territoire par un groupe exogène, au détriment de la population locale. » Cette colonisation-là, c'est la colonisation coloniale. Elle est dure. Mais dans la réflexion, n'avons-nous pas intérêt à partir du plus dur ? Le statut politique et administratif n'a rien à voir. Cette prédation peut s'exercer sur un pays indépendant, avec la complicité de ses dirigeants politiques. Elle peut s'exercer sur un pays intégré à un ensemble colonial, à partir d'une autorité politique métropolitaine centrale. Elle peut sévir dans un pays politiquement doté d'une certaine autonomie.
Cette prédation est totale. Elle tend (mais ne réussit pas toujours) à vider le pays colonisé de sa substance spirituelle, culturelle, politique, économique. Mais sa partie la plus visible, la plus active, la plus sensible aussi, est économique.
En réalité, le pouvoir colonial n'appartient pas toujours aux autorités politiques, mais à des lobbies économiques qui parviennent, d'une façon ou d'une autre, à influencer les politiques. Dans les pays centralisés, le poids des lobbies s'exerce sur un pouvoir national qui agit sur l'ensemble du territoire. Dans les pays décentralisés, il s'exerce, à la fois sur le centre et les pouvoirs locaux.
Dans les systèmes français d'aujourd'hui, hérités du temps de « la France et son empire », l'autorité politique centrale a encore le réflexe d'utiliser l'empire, devenu « les outre-mer », pour servir les intérêts métropolitains. Cela, ressenti ici, n'est pas toujours perçu à Paris. Dans le fameux « pacte colonial » ancien, il s'agissait de pousser les outre-mer à produire de la matière première à bon marché pour les industries de la métropole. Dans les temps modernes, à La Réunion, il s'agit de laisser se constituer des groupes monopolistiques métropolitains qui déversent sur le marché local la masse de leurs produits et contrôlent, parallèlement, la production locale pour la contenir, ramassant ainsi, à leur profit la plus grosse part des moyens de paiement des consommateurs et des entrepreneurs « péi », alimentés par les transferts (prestations, subventions) de « la solidarité nationale ». Ce système, initié par des entreprises métropolitaines et formalisé dans les sphères politiques parisiennes, fonctionne et ne peut fonctionner qu'avec des acteurs métropolitains. Les Réunionnais ne maîtrisent rien à tous les échelons.
Dans la filière canne, des hommes comme Maxime Rivière ou Emile Hugot, ont voulu augmenter la plus-value de la canne localement. Ils n'ont pas réussi. L'industrie sucrière, aujourd'hui, échappe totalement aux Réunionnais. Dans l'agro-alimentaire, presque tous les producteurs indépendants ont été absorbés par des groupes monopolistiques. Au fur et à mesure que se développent de nouvelles entreprises indépendantes, à un moment donné, elles se trouvent dans l'obligation d'entrer dans le rang ou de disparaître. Tout pays a besoin d'investissements extérieurs. Mais rares – et de plus en plus rares – sont les entreprises réunionnaises qui conservent leur patrimoine. Les investisseurs exogènes les absorbent, et elles disparaissent[1].
C'est la fin de ce système qui, par un moyen ou par un autre, consacrera la décolonisation. La décolonisation ne peut pas se faire de façon satisfaisante, par la seule autorité centrale métropolitaine. Elle doit résulter de négociations et d'accords entre celle-ci et une autorité politique locale. La décolonisation ne s'octroie pas. Les décolonisations anglaises ont fait l'objet de négociations, parfois longues, entre le pouvoir central de Londres et une autorité politique locale. Il en a été ainsi s'agissant de l'Inde ou de Maurice. C'est un exemple à suivre. C'est pour cela que je propose la constitution d'une « conférence territoriale politique » qui aurait, parmi ses missions prioritaires, celle d'organiser une mobilisation du pays autour d'un projet pour définir les meilleures formes de gouvernance régionale et de relation entre le pouvoir central et un « pouvoir régional », un projet qui serait négocié avec le Gouvernement, une fois finalisé par nous.
Dans l'esprit des institutions actuelles de la République, l'identité réunionnaise, et les conséquences qu'elle implique quant à ses manifestations spirituelles, culturelles, politiques et économiques particulières - la décolonisation - sont possibles au sein de la Nation française.
Paul HOARAU
[1] On dira que cela, c'est l'incontournable « mondialisation ». Celle-ci, produit de « l'Ecole de Chicago » et de « La Trilatérale », n'est pas une fatalité. Elle est, en outre d'une fragilité que l'on mesurera à plus ou moins brève échéance.
 
PHOTO MARION LAURET

 

 

 

Christof Hidalgo 

Sous influences musicales multiples

 

La musique est son essence, son monde, son univers. Une passion viscérale, innée, ancrée en lui, son ADN. Christophe Hidalgo nait au Port en 1980. Une fois le baccalauréat en poche et la majorité atteinte, le jeune homme s’envole pour découvrir le monde et vivre de son art tout en effectuant des études de cinéma à l’ESRA à Paris puis à l’université de Paris VIII. La passion de la musique ne suffisant pas à elle seule à combler ses besoins, les petits boulots s’enchainent, de régisseur à sommelier. La musique, le chant, la pratique d’instruments ne sont jamais très loin et parallèlement Christophe peaufine son répertoire grâce à des rencontres musicales intéressantes. Des contacts qui le mèneront à voyager : Guadeloupe, Brésil, Uruguay, New-York, Angola… Son style, sa voix se sont affirmés et les tournées musicales internationales se succèdent. Mais c’est bien à Sao Paulo, au Brésil qu’il passera plus de 14 années de sa vie. Maloya, variété française et internationale... il chante de tout et partout sans prétention aucune grâce à une ouverture d’esprit sans limite et une envie de partage sincère, que ce soit avec les artistes ou avec le public qu’il n’hésite pas à faire participer. Marié, père de deux enfants, devenu une véritable petite star au Brésil, Christophe ne résiste pas à l’appel de son île natale et de sa musique si caractéristique. L’idée d’y faire grandir ses enfants et d’y développer les concepts musicaux inspirés de pays lointains le motivent. Rentré au bercail depuis une année, vous avez du le croiser sur quelques scènes de l’île, de nombreux restaurants huppés de la capitale ou scènes intimistes. Ce qui donne un pur produit local aux influences internationales et permet à la tradition d’évoluer tout en la respectant. Un souffle nouveau est en train de gagner les scènes musicales de l’île et cet artiste fait partie de ceux dont les influences n’ont pas d’origines précises tant elles se sont mélangées au cours de sa carrière. Découvrez son répertoire éclectique…

 

Programmation du mois de mai : 

- 18/5 Les Serges en trio à 19h30 au Ti Koz, Saint-Denis
- 19/5 Les Serges en duo à 19h30 au Kaz Bambou, Boucan Canot
- 20/5 Participation au concert à 19 H des Jazztafunk à la Rondavelle Ti Roule, Saint-Leu
- 24/5 Les Serges à 19h30 au KTdral, Saint-Denis
- 26/5 Ouistitis Sax à 19h30 au Metis Café, Saint-Gilles
- 27/5 Ouistitis Sax à 19h à la Rondavelle des Filaos, Saint-Leu
- 31/5 Les Serges en duo à 18h au Kaz bar, Saint-Gilles

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30 ANS DU MADOI :

Un NOUVEAU  musée des arts
décoratifs et du design à Saint-Denis

Exposition "Rencontrer l'autre"

 

 

 

À L'occasion des 30 ans du musée des arts décoratifs et de l'océan indien , Didier Robert le président de région et président directeur général de la Réunion des musées régionaux , inaugurait le nouveau musée des arts décoratifs et du design à la villa de la région ( rue de paris à saint dénis ) .

 

 

 

 

 

Une ouverture de ce nouvel espace du MADOI dédier à l'art de vivre créole et dans l'océan indien accueillait à cette occasion le vernissage de l'exposition "Rencontrer l'autre "présenter par Thierry Tchakaloff le directeur du Madoi.

 

 

 

Agréé en 1998 en qualité de musée contrôlé par la Direction des musées de France, puis labellisé
depuis 2002 « Musée de France », le musée des arts décoratifs de l’océan Indien (MADOI) fête ses
30 ans cette année avec une collection de plus de 3500 objets : mobiliers, objets d’art, céramique,
architecture, textile, beaux-arts, photographie et design.
Pour rappel, en décembre 2008, la Région inaugure la salle d’exposition temporaire du MADOI à
Saint-Louis, au domaine de Maison Rouge, avec une exposition « le café à Bourbon ». Elle ouvre
la même année les portes de la villa de la Région au public et invite le MADOI à une première
présentation sur l’iconographie du panthéon hindou. La collectivité réaffirme aujourd’hui sa
volonté d’offrir au public réunionnais l’accès à la Culture dans toute sa diversité.