Né en 1986 à Wa, dans le nord-ouest du Ghana, Noella Wiyaala passe son enfance dans un environnement rural marqué par les discriminations de genre. Elle débute la musique dans une chorale d’église, où elle se forme également à la danse. Très tôt, elle marque sa différence et affirme sa volonté. « Quand j’étais petite, les enfants m’appelaient “fille-garçon”. Je jouais au foot et souhaitais porter des pantalons. Même mon père se moquait de moi »

Dès ses cinq ans, elle se produit dans un club local avec les enfants de son âge. Pour elle, c’est la révélation : elle sera chanteuse et danseuse. Elle remporte son premier concours de danse à 14 ans, avant de commencer à gagner sa vie comme choriste dans des groupes de sa ville natale. En 2008, elle publie également un premier album composé de 8 chansons, Tuma.

Quand j’ai débuté ma carrière, les producteurs me disaient que j’avais la peau trop noire et que je devrais la rendre plus claire, que j’avais l’air d’un garçon et que je devais être plus féminine. Je leur répondais que j’étais très bien comme j’étais.

Avec ses chansons dansantes, polyglottes et engagées, Wiyaala chante une Afrique à la fois moderne et rurale. Ses prises de positions et ses actions envers les enfants de sa communauté ont également fait d’elle un modèle pour la jeunesse ghanéenne, épatée par le succès de cette femme hors normes.

Lauréate du programme de résidences de l’Institut français à la Cité internationale des arts, Wiyaala est en résidence à Paris au 3ème trimestre 2021 (juillet – octobre) et a bénéficié du soutien de ZN Productions.

2000 : Opposée uniquement à des hommes, elle remporte sa première compétition de danse à 14 ans.

2012 : Remporte l’émission Vodafone Icons avec son groupe Black n Peach.

2014 : Remporte le prix de la révélation du continent africain des All Africa Music Awards pour son premier album Wiyaala.

2018 : Publie Sissala Goddess, son deuxième album.

2020: Retourne à Funsi et construit un centre d’art.

Source Institutfrancais.com