Site d’informations culturelles de La Réunion

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Alain Péters a été très tôt initié à la musique par son père, chauffeur de taxi, mais batteur et joueur de flûte à ses heures pour l’orchestre de cuivres de Chane Kane  .Au milieu des années soixante, la vague pop rock déferle sur La Réunion et c’est toute une génération qui vibre au rythme de cette nouvelle mode. Le séga et la variété sont alors délaissés par les jeunes musiciens qui préfèrent pousser leurs amplis à fond et cracher des riffs infernaux copiés sur les disques vinyles, expédiés depuis l’Angleterre par le cousin d’Alain. Il est aux premières lignes, accompagné des frères Gilbert et Dédé Lebon ainsi que Gérard Legros (Mascotte) au sein des Lords, puis de Pop-Décadence avec Bernard Brancard, André Massena, William Justine et Mascotte. Dans ce contexte, il laisse de côté les rythmes anglo-saxons pour explorer des chemins encore bien peu fréquentés à l’époque, ceux qui mènent à la redécouverte d’un patrimoine musical longtemps laissé en friche : le maloya sort peu à peu de l’ombre dans laquelle il fut longtemps plongé. C’est par l’intermédiaire d’Alain Gili, de Pierrot Vidot et de Claude Telié que le poète découvre en 1976 l’étrange équipe qui œuvre dans le Studio Royal, au sous-sol du Cinéma Royal à Saint-Joseph. C’est là, avec Les Caméléons qu’il fait ses premiers enregistrements avec le soutien du producteur André Chan-Kam-Shu, propriétaire des lieux. Nourris des Beatles, ils mélangent Hendrix avec les rythmes du séga et du maloya. Parmi ceux-ci figurent Bernard Brancard, Hervé Imare, René Lacaille et Joël Gonthier. Venu de métropole, Loy Ehrlich vient se joindre à la bande, et ils jouent un bœuf psychédélique permanent. Mais dans ce sous-sol mué en étrange creuset viennent aussi enregistrer les célèbres ségatiers de la famille Lacaille. Le groupe Caméléon signe l’orchestration du 33 tours de la chanteuse Michou . À cette époque, Alain Péters fait une rencontre importante pour lui : celle de Jean Albany .Grand poète et mélodiste réunionnais qui a influencé toute une génération actuelle de musiciens de l’île de La Réunion, Alain Péters a aussi été le membre du groupe Carrousel de 1979 au début des années 1980. Cette même année, Alain pert son père et va s’engouffrer dans un alcoolisme dévastateur. Quelque temps après, son épouse Patricia le quitte pour s’installer en métropole, prenant avec elle leur unique fille Ananda Dévi. Les quinze années d’errance et d’alcoolisme qui suivent figurent pourtant parmi les plus créatives de sa vie. En 1981, dans sa maison de Villèle, Jean-Marie Pirot, enseignant passionné de musique, propose à Alain Péters de l’enregistrer à l’aide d’un magnétophone 4 pistes. Certaines chansons seront éditées en 1984 sur la cassette Mangé pou le cœur et retravaillés en 1998 par Loy Ehrlich pour le CD Parabolèr. C’est avec l’aide d’Alain Gili, son producteur et d’Alain Séraphine qu’il enregistre au sein de l’association Village Titan en 1984 le 45 tours Panier su la tête ni chanté avec en face B Romance pou un zézère .

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