Le corps est un objet d’art qui décrit la société et exprime ce qu’elle a de positif ou de négatif.

 

Chorégraphe et danseuse-interprète, Fatou Cissé déploie depuis près de deux décennies une grammaire corporelle qui interroge la place de la femme dans la société et ses différentes apories. Elle a cette année présenté La ville en mouv’ment dans le cadre du festival Dak’art, avec le soutien de l’Institut français.

Fatou Cissé est née à Dakar où elle s’initie à la danse dès 1989, à la Manhattan Dance School. Une école dirigée par son père, Ousmane Noël Cissé, ancien directeur du Ballet National du Sénégal. En 1996, elle intègre le ballet guinéen de danse traditionnelle Bougarabou. Elle participera ensuite à la création de la compagnie ARTE et du premier spectacle de la compagnie, Le Cimetière des masques (2001). Après avoir rencontré le chorégraphe congolais Andréya Ouamba, elle intègre durablement sa compagnie en tant qu’interprète. En 2012, elle se lance dans la création de Regarde-moi encore, un solo qui questionne la place de la femme, en particulier dans la société sénégalaise. Elle est lauréate du programme visas pour la créationde l’Institut français pour ce solo. Ce spectacle, qui bénéficie d’une tournée en Afrique et en Europe, achève de la faire connaître comme l’une des chorégraphes les plus en vogue dans son domaine. En 2014, elle crée Le Bal du Cercle pour le festival d’Avignon, également avec le soutien de l’Institut français.

1994 : Elle étudie à l’école de Marianne Niox, figure incontournable de la danse au Sénégal.

2000 : Rencontre avec le chorégraphe Andréya Ouamba, dont elle intègre la compagnie.

2006 : Elle remporte le premier prix des Rencontres chorégraphiques de l’Afrique et de l’Océan Indien pour son duo L’improvisé.

2012 : Son deuxième solo, Regarde-moi encore, fait sensation.

2015 : Le Bal du Cercle, présenté au Festival d’Avignon.

2022 : La ville en mouv’ment, dans le cadre du festival Dak’art.