La langue maternelle est le lait de tout être humain.

 

Conteur burkinabè à la renommée mondiale, Kientega Pingdéwindé Gérard (dit KPG) puise dans ses racines ancestrales la matière d’un art poétique où la nature, les éléments et les objets prennent vie. Sa pratique vise aussi à rebâtir le lien entre les Africains et la culture orale. Né à Arbollé, dans le nord du Burkina Faso, KPG grandit entre l’imaginaire des forgerons et la culture du masque, grâce à son père. Il intègre en 1997 l’Atelier Théâtre Burkinabè (ATB), puis collabore avec des compagnies locales telles que le théâtre du Roseau, mais aussi françaises comme Ego et Engrenage(s). Très vite, son activité se concentre autour du conte. De 2002 à 2007, il anime des ateliers pour enfants à l’Institut Français de Ouagadougou et porte sur scène ses premiers textes originaux (Musée de la poule poilue en 2005, Dolé Danlé en 2007). Avec Paroles de Forgeron (2010), il affirme sa singularité de conteur réinventant la tradition Mossi en la confrontant à des thèmes contemporains. En 2017, Kossyam (2017) évoque quant à lui le renversement du président Blaise Compaoré. Fondateur et directeur du Centre Culturel Koombi, à Arbollé, KPG accorde une grande importance à l’éducation. L’opération « le Conte à l’école » permet ainsi de former le jeune public à la culture orale. KPG est lauréat des Mots à la scène 2020 avec son oeuvre Supiim. Des mots à la scène est un fonds de production des écritures dramaturgiques contemporaines d’Afrique et des Caraïbes, visant à favoriser la production de nouvelles mises en scène. En savoir + sur des Mots à la scène

Source institut français