Site d’informations culturelles de La Réunion

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 Créée en 1961 par le ministère de la Coopération et intégrée à l’Institut français en 2011, la Cinémathèque Afrique conserve plus de 1 700 films venus de 45 pays, des indépendances à aujourd’hui, l’une des plus importantes collections de cinéma africain au monde. Le 10 octobre, elle sort ses bobines à La Bellevilloise. 

Au cœur de la journée, le lancement de l’ouvrage Réparer le visible : histoire et devenir de la Cinémathèque Afrique, suivi d’une table ronde sur la conservation, la circulation et la gouvernance de ce patrimoine. 

Samedi 10 octobre 2026 · La Bellevilloise, Paris – Entrée libre 

Entrée libre et gratuite

Voir sur le site de la Bellevilloise 

Réparer le visible : histoire et devenir de la Cinémathèque Afrique

Ouvrage collectif dirigé par Farah Clémentine Dramani-Issifou

Réparer le visible est la première histoire critique de la Cinémathèque Afrique. Cette collection exceptionnelle de films africains, conservée, restaurée et diffusée par l’Institut français, circule à des fins non commerciales dans le monde entier, auprès des festivals, des cinémathèques et du réseau culturel français. L’ouvrage retrace la généalogie d’un fonds né du Bureau du cinéma de la Coopération française, dispositif créé en 1961, qui a accompagné l’émergence des cinéastes africains tout en prolongeant des logiques de dépendance postcoloniale. Ce faisant, il explore les mémoires vivantes portées par plus d’un demi-siècle de cinémas africains et esquisse les devenirs d’une collection.

Préfacé par Bénédicte Savoy, il croise les voix d’historiennes et d’historiens du cinéma, critiques, archivistes, cinéastes, programmateurs, fédérations de ciné-clubs, chercheuses et chercheurs africains et diasporiques, et propose des voies nouvelles pour des devenirs possibles et des futurs réparateurs. À l’heure où la restitution du patrimoine culturel africain reconfigure les rapports entre institutions du Nord global et du continent africain, les voix qui exigent l’accès à ces images depuis soixante ans réaffirment ici leur souveraineté culturelle.

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